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ATTENTION ! ATTENTION ! ATTENTION LE CHOLERA TUE

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L’accroissement récurrent de la maladie jette une lumière crue sur la déliquescence des infrastructures sanitaires et la paupérisation de la population congolaise.
L’alerte au choléra est régulièrement lancée en République démocratique du Congo (RDC). Année après année, la « maladie des mains sales » franchit de nouveaux seuils de propagation, faisant de la RDC le pays le plus touché d’Afrique centrale. Cette fois-ci, l’épidémie a été déclarée le 9 septembre par les autorités et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Vingt des vingt-six provinces du pays sont touchées : 568 morts et 27 881 « cas suspects » ont été relevés par l’OMS depuis début le début de l’année. Trois semaines après la déclaration de l’épidémie, plus de 17 000 personnes ont été prises en charge par Médecins sans frontières (MSF).

« Aucun pays n’est fier d’annoncer une épidémie de choléra », relève Yves Willemot, porte-parole de l’Unicef à Kinshasa. D’autant plus lorsque la question relève de défis structurels gigantesques, qui laissent soupçonner une grave dégradation de l’état sanitaire d’un pays de 80 millions d’habitants. La grande majorité d’entre eux n’a pas un accès suffisant à l’eau potable, alors que l’assainissement des zones d’habitation urbaines et rurales s’est dégradé tout au long du dernier demi-siècle. Un nouveau foyer est apparu dans la province du Kongo-Central, un danger actuel le plus criant se situe dans les provinces, déjà touchées par une grave épidémie en 2016 a nos jours. « Le problème principal demeure l’accès à l’eau potable »
l’épidémie a toutes les chances de se développer. En réponse à l’épidémie, le Pnechol a lancé une réponse d’urgence sur trois mois, fondée sur la sensibilisation de l’OMS et MSF. « Il faut cette phase d’urgence, mais la crise montre plus que jamais la nécessité de travailler en profondeur sur ses raisons structurelles, souligne le médecin. Si on continue à agir aussi légèrement, ça va tenir jusqu’à quand ? »
Tous les acteurs du secteur sanitaire le reconnaissent : l’élimination du choléra ne passera que par l’amélioration des réseaux d’eau et de l’hygiène élémentaire.


Par : REDACTION CRAFOD
Le : 2017-10-22T11:51:00+02:00