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Le genre et la chaine de valeur « manioc », en route vers l’autonomisation économique des Agri-transformatrices alimentaires artisanales au Kongo Central.

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La femme rurale étant largement représentée dans la main-d'œuvre agricole dans le monde entier, en général, et en République démocratique du Congo, en particulier, son autonomisation est essentielle, non seulement au bien-être des personnes, des familles et des communautés rurales, mais également à la productivité économique générale.

Le constat est que la pauvreté est plus accentuée dans les ménages dirigés par des femmes (78,5%) que dans ceux dirigés par des hommes (67,6%). Cette configuration de la pauvreté selon le sexe du chef de ménage n’est pas surprenante compte tenu de la précarité de la situation des femmes sur le marché du travail et de leur statut social qui limite leur accès aux activités productives.

La femme rurale du Kongo Central cultive la terre pour nourrir sa famille et exporte les produits vers les centres urbains et semi-urbains. Elle assure la sécurité alimentaire de sa communauté et s’adapte aux changements climatiques. En termes d’accès à d’autres maillons de la chaine de valeur, aux équipements agricoles, aux financements, elle reste pourtant loin derrière l’homme.

Dans toute la province du Kongo Central en général et dans toutes les Zones d’intervention du projet, le manioc (Manihot esculenta Crantz) est la plante la plus cultivée. Il est consommé soit en chikwangue, soit en tubercules bouillies et en farine communément appeler fufu et ses feuilles sont consommées comme légumes. Cela étant, nous pouvons dire que la femme est dans la production, la commercialisation et aussi dans la transformation, mais elle travaille d’une manière artisanale et cette transformation est limitée. Par ailleurs, les techniques de transformation du manioc en d’autres divers sous-produits sont peu pratiquées par manque d’expertise et d’équipements appropriés. Par conséquent, la transformation se fait d’une manière artisanale. Or, après la récolte, les carottes de manioc perdent rapidement leur qualité. Leur meilleure conservation requiert une transformation en divers produits qui peuvent être stockés pendant un peu plus longtemps.

D’ici cinq ans, le projet ASFAR-TPMEA, piloté par le CRAFOD, contribuera à l’augmentation des revenus mensuels d’au moins 80 femmes transformatrices provenant de la vente des produits agricoles, dont le manioc, qui est le plus consommé, mais aussi à la création d’emplois, et partant, à la réduction de la pauvreté. Cette augmentation des revenus par la transformation ne sera possible que si et seulement si les normes de transformation sont respectées et qu’un produit de qualité est mis à la disposition des consommateurs.

Trois des six étapes de la stratégie de ciblage du projet ASFAR- TPMEA sont les suivantes :

Primo, le ciblage préférentiel des femmes et des jeunes ruraux aux activités à travers les quotas (au moins 50 % de femmes) ;

Secundo, l’encouragement de la formation et la responsabilisation des leaders féminins au sein des Organisations Populaires ;

Tertio, la priorisation des activités avec un impact direct sur l’insertion des femmes et des jeunes dans l’économie active.

Partant de ces trois stratégies, le CRAFOD structure son accompagnement vers l’autonomisation à la professionnalisation de la femme et des jeunes dans la transformation des produits agricoles.

Dans le cadre de la mise en œuvre de cet accompagnement vers l’autonomisation de la femme, le CRAFOD a organisé sa première formation-atelier de renforcement des capacités sur la transformation du manioc en divers sous-produits, avec le cofinancement de l’ambassade du CANADA. Cet atelier a connu la participation de 20 Agro-transformatrices et 1 Agro-transformateur dont l’âge varie entre 25 et 60 ans. Ladite formation-atelier a été co-animée par Mme Marceline de l’INERA M’vuazi, Formatrice Principale et, les deux co-gestionnaires de l’Unité de Transformation et de Conditionnement Alimentaires (UTCA) : il s’agit de Mesdames Chantal YINDU et Samantha VADIA, toutes deux des Chimistes agroalimentaires. Le premier jour de cet atelier, grande était la joie des femmes de saluer la présence de l’ambassadeur du Canada, lui-même enthousiasmé de voir des femmes en pleine activité.

 - Quelques étapes de la transformation du manioc pour la production de la farine, micro-cossette et amidon

 

Une participante explique que le manioc qu’elle avait planté, récolté et transformé en quatre sous-produits, prêts à être commercialisés et consommés pour le bien-être de la famille et de la communauté toute entière.

 

Apprentissage-Action : Préparation des recettes sous l’accompagnement de la formatrice

 

Quelques recettes à base de la farine panifiable à 100% ou soit en substitution avec la farine de froment produite par les participants (casse-croute 100% manioc avec ou sans sucre, cake 100% manioc, biscuit 100 % manioc, Mandazi 100 %, samoussa 50 % manioc, pain normal ou sucré ou croissant à 10 % manioc, gaufre 20 % beignet et 20 % manioc)

 

Le noyau formé constitue en soi un noyau de « pairs-formateurs » qui vont répercuter la formation dans leurs milieux d’origine sous l’accompagnement du partenaire UTCA.

Remise des attestations sanctionnant la formation

« Femmes, jeunes prêts à s’impliquer dans le maillon de la chaine de valeur ‘Manioc’ pour augmenter leurs revenus en diversifiant leurs sources des revenus »

 

Dans son mot de clôture, le Directeur Général du CRAFOD rappelle aux Agri-transformatrices les objectifs généraux de cette formation-action et, il les a conscientisés sur la chaine de valeur « Manioc ».

 

La fin de la formation a été agrémentée par la dégustation des produits.

MATONDO /AKSANTI /TWASAKIDILA /THANK YOU/


Par : REDACTION CRAFOD
Le : 2018-10-04T05:26:00+02:00