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Bonne Gouvernance - Objectifs et Approche

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Objectif Principal

  • Renforcer les capacités des populations à défendre leurs droits fondamentaux, à remplir leur devoir de citoyen, à participer à la gestion des ressources communautaires Comment ?
  • En dynamisant et en renforçant le milieu associatif local
  • En accompagnant les initiatives des jeunes
  • En travaillant aussi avec le monde paysan
  • En créant des groupes d’auto-défense des intérêts de la population et d’action citoyenne
  • En accompagnant les autorités politico-administratives dans la gestion du développement territorial et la prise en compte des intérêts de la population
  • En créant des espaces de dialogue citoyen entre la population et les autorités
  • En développant des espaces d’expression, des cadres de concertation et des dispositifs de prévention et de règlement des conflits
  • En aidant à faire émerger de nouveaux leadership


Principes de base

L’approche du CRAFOD repose sur quelques principes et outils simples mais adaptés aux différentes cibles et dont le principal objectif est d’atteindre des résultats qualitatifs durables.


Qualité avant quantité

Travailler d’abord avec des petits groupes qui vont eux-mêmes mettre en œuvre des activités avec d’autres groupes restreints, la sensibilisation du plus grand nombre se fait par démultiplication des activités par les partenaires entre autre dans le cadre de réunions de proximité, cela favorise l’expression et la participation de tous (donc lutter contre l’attentisme des bénéficiaires), ce qui s’avère capital dans le contexte de tensions et de frustrations que connaissent les Congolais quant à certaines questions comme à l’occasion des périodes électorales par exemple. Les grandes campagnes de sensibilisation où l’on regroupe parfois plusieurs centaines de personnes à la fois, ont un impact modéré en comparaison des moyens financiers que cela demande, peu de gens s’y exprime à cause du trop grand nombre de personnes et de la peur de parler en public (la RDC sort de plusieurs décennies où tout rassemblement était contrôlé par les forces de l’ordre et les services de renseignements). Au final le message n’a été entendu que par une minorité, d’autres venants seulement pour recevoir un repas ou un per diem.

Créer des structures souples et acéphales

Permet de casser la culture du chef et d’intégrer les principes de démocratie participative et d’égalité, ces structures sont bien sûr apolitiques et proches de la population afin de développer des alternatives à la société civile officielle souvent décriée pour son manque d’initiative et sa politisation. Le CRAFOD a par exemple initié des structures comme les NAPO (Noyau d’Action Pour la Participation Populaire) qui sont de petits groupes d’animation dans les quartiers encadrés par des animateurs, pas de président, les groupes représentent le quartier, sont simplement une base pour la sensibilisation et le développement d’initiatives avec les populations et représentent aussi un lien avec les autorités.


La révolte constructrice

Donner la possibilité d’expression à l’individu est un principe fondamental du concept de révolte constructrice. Il existe d’autres voies et moyens pour exprimer son malaise, revendiquer ses attentes et conscientiser les autres (la population mais aussi les autorités). La clef étant de proposer à ses interlocuteurs un discours réfléchi et concret, façon de se légitimer auprès de sa base et des décideurs. La construction de ce discours, on le comprend, prend sa source dans l’exercice d’analyse de contexte.


Arts et Médias

Parmi les moyens de revendication pacifique, les arts constituent une arme très efficace. Un spectacle de danse, une chanson, un rap ou une scène de théâtre permettent d’aborder certains thèmes d’une manière moins directe mais plus profonde et de toucher un plus grand nombre de personne. Le CRAFOD tente donc d’intégrer de plus en plus des groupes d’artistes (danse, musique) dans ses activités, et les partenaires sont encouragés à travailler avec ses outils. De même, l’utilisation des médias se doit d’être systématisée avec les groupes de base afin de toucher une fois encore, un plus grand nombre de personne dans le cadre de la sensibilisation, du partage d’informations et afin d’initier le débat au sein de la population.


Le Bas-Congo a la chance de posséder un réseau de radios communautaires et de télévisions privées bien développé et suivi par la population localement. De même, l’opportunité d’intégrer de jeunes journalistes ou des animateurs radio dans les structures accompagnées apporte plus facilement de résonnance au travail des partenaires.

Plaidoyer

Le plaidoyer en direction des autorités qu’essaie de promouvoir le CRAFOD au sein des organisations partenaires ne doit pas être compris comme une action de plaidoyer ponctuelle et de grande envergure mais comme la construction d’un espace de dialogue permanent entre les populations et les autorités politico-administratives. Recréer un lien avec des décideurs souvent éloignés des réalités ou qui ne disposent pas de moyens d’intervention, ni de méthodes de planification est une priorité dans le Congo d’aujourd’hui pour estomper les ruptures qui existent au sein de la société congolaise et faire en sorte que les problèmes et les attentes des populations soient sérieusement prises en compte par les pouvoirs publics.


Créer des liens entre acteurs du développement

Bien que travaillant sur une vaste zone d’intervention, le CRAFOD se donne les moyens dès qu’il le peut de créer des espaces de rencontre entre ses différents partenaires. Cela a pour d’échanger les expériences et de créer une émulation, de voir que d’autres ont les mêmes problèmes et que d’autres s’investissent dans l’action. Le but est aussi d’unifier les énergies afin de pouvoir développer à terme une action coordonnée de plus grande ampleur à l’échelle d’un territoire, d’un district, de la province et de la sous-région.

Ces espaces de rencontre peuvent s’organiser par des activités ponctuelles comme des ateliers (Atelier « cultiver la paix : la gestion des ressources naturelles au Bas-Congo » organisé en 2010, Ateliers transfrontaliers Mbongi ya Nsobolo organisés en 2010, Atelier transfrontalier des jeunes « une paix durable pour un développement durable » organisé en 2012…), ces ateliers sont bien sûr l’occasion de faire participer les autorités à la réflexion et de les interpeller. Mais ces espaces peuvent aussi être développés de manière pérenne comme le Collectif Mbanzulu créé début 2012 par des jeunes issus d’associations accompagnées par le CRAFOD et qui s’étaient rencontrés à l’occasion d’ateliers sur l’accompagnement des populations aux élections de 2011.


Par : RÉDACTION CRAFOD
Le : 2017-05-16T21:47:00+02:00