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LABYRINTHE DE LA PAIX

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LABYRINTHE DE LA PAIX

L’être humain n’est pas simplement fait de chair et de sang, mais aussi de spiritualité, des liens sociaux et familiaux. Il a besoin de vivre dans un environnement sain. Dans le cadre de son programme de développement durable, le Centre Régional d’Appui et de Formation pour le Développement (CRAFOD, en sigle) prône une vision holistique de l’être humain qui tient compte de la dimension physique, mentale, émotionnelle, familiale, sociale, culturelle, spirituelle de l’être humain. Comme Roger Zurcher, collaborateur en développement holistique, le souligne dans dossier SECAAR n° 21 mars 2013, « l’évangile ce n’est pas juste avoir le passeport pour le ciel. C’est travailler ici et maintenant pour un développement intellectuel, spirituel et émotionnels des personnes qui font appel à nous. » La journée du 06 mai 2016 a été éblouissante au CRAFOD. Elle a été marquée par l’inauguration de son labyrinthe, la toute première en République démocratique du Congo , installé par l’équipe de YWCA sous l’appui technique de Mme Suzanne Bischoff. Plusieurs partenaires du CRAFOD, pluridisciplinaires, habitant la ville de BANGU, ont rehaussé de leur présence ladite cérémonie.

Mme Suzanne Bischoff a expliqué brièvement l’utilité du labyrinthe, un mot polysémique, mais elle a laissé aux participants de ladite cérémonie de franchir le labyrinthe et d’en découvrir les vertus thérapeutiques. Par des danses, des chansons et des cris de joie, tous les participants ont pu parcourir 400 mètres sans s’en rendre compte. Telle fut la joie de tout un chacun. Quelques participants, chacun se référant à son domaine spécifique, ont su donner un sens au labyrinthe.

Le président du conseil des pasteurs, présent à cette cérémonie, voit le labyrinthe sous un angle spirituel : « C’est un lieu de retraite personnel, de méditation et de prière qui lie la foi à l’action. Bien que le chemin soit tortueux, il faut persévérer, l’objectif étant d’atteindre le centre. Quelles que soient les difficultés , il y a toujours une issue », lança-t-il. Cette dimension spirituelle rejoint le sens que Larousse donne au labyrinthe : « composition en méandres, de plan centré, du pavement de certaines cathédrales du Moyen âge que les fidèles suivaient à genoux. »

Les médecins sont rentrés dans leur domaine. Loin de penser à l’auto-guérison, voici le premier sens que le représentant de l’Ordre des médecins s’est donné du labyrinthe en recevant son invitation : « C’était une surprise pour moi. Quand j’ai échangé avec les amis du CRAFOD au téléphone, j’ai pensé aux parties de l’oreille interne. Nous avons tous transpiré CRAFOD – Bonne Gouvernance et Promotion de la Paix – Kimpese (mai 2016) En parcourant ce labyrinthe, c’est un espace de soulagement. Chacun a trouvé son compte, c’est un bon exercice de musculature. »

Comme cette activité était couplée avec la formation de 19 femmes en initiation aux techniques de self-défense, l’expérience du labyrinthe n’a fait que renforcer leur apprentissage et leur cohésion. Elles ont exhibé les techniques apprises lors de la formation par des mouvements corporels accompagnés des cris de joie tout au long de leur escalade de ce labyrinthe. Elles sont parmi les femmes du monde qui se considèrent comme des ‘‘Femmes Sans Limites’’, nom de leur association qui est née grâce aux cours de gymnastique douce organisée au sein du CRAFOD et ; laquelle association se faufile le chemin tortueux, à l’instar du labyrinthe que ses membres ont parcouru, pour réaliser des actions significatives et émancipatrices en faveur de toute femme entrepreneuse vivant dans la ville de Bangu.

Invitée à cette cérémonie, la vice-présidente de la Fédération des Femmes Protestantes du Kongo Central a remercié les mamans d’avoir donné de leur temps d’abord à la formation et aussi de leur présence à la cérémonie inaugurale du labyrinthe en exhibant les mouvements appris. Elle a déclaré s’être sentie relaxée, ses maux de rhumatisme ayant trouvé un remède naturel. Elle s’est engagée à faire de ce labyrinthe son lieu de marche de santé comme elle ne peut pas suivre ces clubs des marcheurs qui font de longues marches. Par contre, elle peut faire 1 km avec deux parcours et demi du labyrinthe. Elle a promis d’en faire une large diffusion aux femmes.

Pour l’autorité politique locale, c’est un lieu d’attraction touristique, de loisir, de marche de santé sécurisée et de tendresse, adapté à tout âge. Il mérite d’être bien protégé, entretenu par le CRAFOD qui en est l’initiateur.

Pour le CRAFOD, l’implantation du labyrinthe est aussi la contextualisation de son approche chrétienne de l’écologie. Tous les cadres et travailleurs, engagés dans le programme de Gouvernance environnementale, estiment, à travers ce labyrinthe fait des fleurs, montrer comment une approche chrétienne de l’écologie peut entrer en interaction avec des questions théologiques, spirituelles, socioculturelles et sportives. La forme circulaire du labyrinthe contribue aux brisements des barrières entre les individus. En le parcourant, deux personnes en conflit peuvent se retrouver côte à côte et prendre la décision de briser les barrières. Ce labyrinthe est un outil d’action sur son terrain de transformation sociale car, selon Blaise Kemogne, le service du prochain doit aller de pair avec la préservation de l’environnement.


Par : RÉDACTION CRAFOD
Le : 2017-05-16T12:43:00+02:00